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Home Discours du 1er Mai

Chers camarades,

 

Nous sommes la veille du 1er mai, la fête internationale du travail,

Nous conviendrons tous et sans aucune ambiguïté du fait que le temps n’est pas aux festivités certes, mais nous avons aussi l’obligation de rendre hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour la postériorité, parmi lesquels (August Spies, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel) pour des droits qui sont aujourd’hui considérés comme élémentaires alors qu’ils les ont payés au prix de leur vie.

Il nous appartient de prendre le flambeau de la lutte et de continuer la marche pour non seulement l’amélioration de la condition sociale des travailleurs mais pour ce qui devient une mode (EXTERNALISATION) qui, si nous n’y prenons garde conduit inexorablement à la précarisation et à la dépravation de l’emploi.

Nous devons être plus vigilants et plus alertes pour déceler, à travers ce nouveau phénomène auquel nous assistons, tout bonnement une néo-colonisation qui ne dit pas son nom.

Nous avons le rôle et la responsabilité morale d’endiguer ce fléau et d’être un rempart insubmersible pour tous les travailleurs. Et le prétexte fallacieux du « déjà passé avec succès quelque part » ne peut prospérer car : « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».

Si : approbation et conformisme sont les maîtres-mots d’un certain nombre de pays, tel n’est pas le cas du Sénégal.

Nous devons encore une fois savoir que nous sommes tous des CONCERNES, et que notre différence ne peut résider que dans notre degré d’IMPLICATION en non d’ENGAGEMENT seulement.

« Ne vous conformez pas…. » est un conseil difficile dans ce monde où les pressions de masse ont inconsciemment conditionné nos esprits et nos pieds à se mouvoir aux battements rythmiques du « copier fièrement » et non du « faire la part des chose ». Beaucoup de voix et de forces nous poussent à choisir le sentier de la moindre résistance, elles nous commandent de ne jamais lutter pour une cause impopulaire et de ne jamais nous trouver dans une minorité pathétique de deux ou trois quidams.

Nous sommes au rendez-vous de l’histoire où la postériorité se chargera moins de juger les actions des personnes à transférer (encore moins la lutte que les délégués du personnel ont eu à mener) que celle de la génération toute entière et de ce qu’elle aura été HEROIQUE ou LÂCHE.

L’histoire ne juge pas les personnes individuellement elle se charge tout bonnement de leur asséner une sentence GLOBALE et sans appel.

Nous terminerons par ces mots de James Russell LOWELL :



« Esclaves ceux qui craignent de parler pour le tombé et pour le faible ;

Esclaves ceux qui refusent de choisir haine, raillerie et injure plutôt que de détourner en silence d’une vérité qui s’impose ;

Esclaves ceux qui n’osent pas être dans le droit avec deux ou trois. »



Soyons unis, soyons solidaires, nous vaincrons immanquablement.


Le Secrétaire Général du SNTS

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